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La culture du Génépi…

ou  le goût de l’improbable !

L’idée de cette plantation est née en 2004 de ma passion pour la montagne et de la nécessité de protéger certaines espèces rares comme le génépi, car cultiver c’est finalement protéger le génépi sauvage.

La principale difficulté était de trouver une surface exploitable en altitude où 5 critères devaient être réunis :

  • l’altitude (elle devait être supérieure à 2000 mètres)
  • l’exposition (sud)
  • la pente (faible)
  • une alimentation en eau
  • l’accès

 


Ce fût fait dans le Champsaur (Hautes Alpes) sur la commune d’Orcières à 2300 mètres d’altitude et en 2005 mes premières graines de génépi jaune (Artemisia mutellina) récoltées sur un plan sauvage étaient semées.

Aujourd’hui environ 9000 plants sur une surface de 1000 mètres carrés sont récoltés tous les ans aux ciseaux. Un système de rotation avec des graminées et du trèfle permet un repos et une régénération du sol.

Le choix de l’altitude est déterminant et me permet de récolter du génépi de qualité semblable au génépi sauvage, d’éviter les attaques fongiques et les parasites mais hélas pas l’installation progressive d’herbes « indésirables ». Le désherbage manuel régulier est nécessaire. Enfin la hauteur m’autorise la culture de quelques centaines de plants de génépi noir (Artemisia spicata) plus difficile à domestiquer.

 

Les grandes étapes de la culture :

 

Le semis

Jeunes plantules : stade 2 cotylédons + 2 feuilles

 

Le repiquage

Plantules de 4 mois environ : stade de la mise en terre sur la plantation

 

Le travail du sol

Travail du sol à la motobineuse après une période de solarisation pour faire disparaître la pelouse alpine

 

La mise en terre

Etape importante dans la culture : les platebandes prennent forme. Ce travail est souvent effectué en famille

 

La croissance et la floraison

 

La récolte

Moment tant attendu de la récolte : coupe en « brosse » pour tous les plants fleuris. En une semaine le génépi est à l’abri.

 

Le séchage

Le séchage se fait à la maison et tout est bon pour étaler les fleurs : le garage mais aussi le séjour, la chambre jusqu’au grenier des voisins…

 

La récolte des porte-graines

A la récolte je choisis les plus beaux plants et les maintiens sur pied un mois supplémentaire afin que les fleurs fécondées se transforment en graines matures. Elles seront stockées puis réutilisées au printemps prochain pour les semis… la boucle est bouclée.

 

Les 4 espèces cultivées sur ma parcelle

noir2

Génépi noir (Artemisia spicata)

glaciers2

Génépi des glaciers (Artemisia glacialis)

jaune2

Génépi jaune (Artemisia mutellina)

rochers2

Génépi des rochers (Artemisia erientha)